Ma traversée de la Thaïlande en auto-stop

7 jours de la frontière Birmane jusqu’à la frontière Laotienne

12 mai 2019

Comment me suis-je retrouvé dans cette aventure?

Remettons les choses dans leur contexte :

6 mars 2019 – Je franchis la frontière entre le Myanmar et la Thaïlande au point frontière de Mae Sot après avoir offert un beau cadeau de 80$ aux gardes frontières pour être resté illégalement au Myanmar un mois de plus que ce que mon visa m’autorisait. Oui, je n’arrive plus à quitter ce pays dont je suis littéralement tombé amoureux. Je traverse donc cette frontière, je marche quelque pas sur le sol Thaïlandais, et là une question toute bête mais quand même d’une grande importance me vient à l’esprit : « Ma prochaine destination est le Laos, Comment est ce que j’y vais? ». Sachant que je suis à l’extrême opposé du Laos et que je dois traverser toute la Thaïlande horizontalement pour y arriver.

La première option qui me venait logiquement en tête était le bus, mais j’étais attiré par plus d’aventure. Alors je me souvins de ma venue au Myanmar depuis Chiang Mai en Thaïlande que j’avais faite en auto-stop et que d’un côté j’avais adoré et d’un autre trouver ça beaucoup plus facile que ce à quoi je m’attendais. Alors pourquoi pas aller au Laos en stop? Ce qui me ferait de plus découvrir des zones rurales thaïlandaises très peu visitées par les touristes. C’était trop tard, l’idée avait germé dans ma tête et il m’était maintenant impossible de m’en débarrasser. J’étais donc parti pour traverser toute la Thaïlande à l’horizontal sur à peu près 1000km et cela seulement en auto-stop, j’étais sur-excité comme un enfant la veille de Noël à l’idée de cette nouvelle aventure !

JOUR 1 : "Une première rencontre qui va annoncer la couleur de ce beau voyage"

Ayant traversé la frontière au début de l’après midi je peux commencer à avancer dès maintenant. Ma première destination est la ville de Tak située non loin de Mae Sot. Je marche alors un peu avec mon gros sac à dos pour m’éloigner de la frontière, j’avais déjà donné assez d’argent à mes amis douaniers.

auto-stop

Il m’aura fallu attendre moins d’une heure pour qu’un camion de marchandises s’arrête sur le bord de la route pour me laisser monter. C’est la copine du conducteur qui descend du camion pour venir me voir et me demander où est ce que je compte aller ( en mixant de l’anglais avec du thaï ).  Par grande chance, ils passent eux aussi par Tak, alors je lui dis : « Perfect let’s go! ». Je balance mon sac à l’arrière et je monte dans la cabine avec ce gentil petit couple. J’étais au petit soin, ils m’offrent une bouteille de coca bien fraîche, du riz gluant… Ils m’offraient tellement à manger que je commençais même à me demander si ce n’était pas pour m’engraisser et me faire cuire à la casserole ce soir.

Ce qui peut être frustrant quand vous faites du stop en Thaïlande et en Asie du Sud-Est, c’est la communication, car en dehors des zones très touristiques, les thaïlandais ne parlent pas un mot d’anglais. Et quand vous devez leur expliquer pourquoi un jeune français en voyage en Asie s’embête à attendre sur le bord de la route plutôt que de prendre un bus qui coûte deux sous, et bien ce n’est pas une partie de plaisir. Malgré toute leur bonne volonté le couple thaïlandais n’arrive pas à comprendre mon explication de l’auto-stop avec un nouveau language inventé par mes soins : un mix d’anglais, de thaï et de language des signes. Ils comprennent alors que je n’ai plus d’argent ayant surement perdu mon portefeuille et décident de me donner de l’argent pour que je puisse trouver un endroit pour dormir ce soir. Je reste bouche bé et embarrassé devant une telle générosité de la part de gens qui n’ont pourtant pas grand chose. Bien sûr, je refuse de prendre l’argent mais prenant cela comme un manque de respect ils insistent pour que je le prenne.

Nous arrivons à Tak après deux heures de route, je descend du camion plus lourd que quand j’y suis monté avec ma bouteille de coca, mon riz et mon billet. Je remercie infiniment mes anges gardiens et m’assoie sur le bord de la route prenant quelques instants pour me rendre compte de ce qui venait de se passer. Je me dis que j’avais du tomber sur des gens exceptionnels par chance du débutant, mais c’était sous estimé la grande gentillesse des thaïlandais.  Je m’endort le sourire au lèvre en confiance pour la suite après cette belle journée.

Chemin parcouru le premier jour

JOUR 2 : "Ils me facilitent trop la tâche!"

Après une grosse nuit de sommeil, un peu trop grosse d’ailleurs, je me réveille à 11h et après avoir marché une heure pour sortir de la ville, je ne commence ma journée d’auto-stop qu’à midi. Grave erreur que le flemmard que je suis, va rapidement regretter.

En effet à midi le soleil est à son apogée et il fait chaud, très chaud. De plus, avec la grande organisation qui me caractérise j’ai choisi pour ma traversée en auto-stop, un des mois les plus chauds de Thaïlande : le mois de Mars. La journée facile d’hier m’avait un peu trop mis en confiance mais j’ai rapidement déchanté quand j’ai du attendre sur le bord de l’autoroute debout sous une chaleur de 40°C. Bon, je me plains mais à vrai dire il m’aura fallu attendre pas plus d’une heure avant qu’un pick up s’arrête ayant pitié me voyant fondre sur le trottoir. Avec à l’intérieur encore une fois un couple, et qui n’aura rien à envier au couple camionneur d’hier. Et oui le couple n’ayant encore une fois pas compris pourquoi je faisais de l’auto-stop me dépose à la station de bus de la prochaine grande ville et m’achète même le billet.  C’est pas possible je commence à me dire à ce moment-là qu’il vont presque me compliquer la tâche tellement ils ont le coeur sur la main.  Je les rembourse alors leur expliquant que j’ai pour défi de ne faire que de l’auto-stop et de ne prendre aucun transport payant. Le conducteur refuse que je le rembourse et m’emmène le plus loin qu’il le peut dans la direction de mon prochain arrêt: la ville de Phitsanulok. Décidément  la gentillesse de ces gens n’aura pas fini de me surprendre.


auto-stop
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Mes nouveaux amis me quittent me laissant sur un des gros axes direction Phitsanulok. Le soleil commence à se coucher mais tout va bien je ne suis plus très loin de la ville. J’ai eu raison de ne pas m’inquiéter car c’est une petite voiture cette fois-ci qui s’arrête avant la tombée de la nuit m’évitant de dormir sur le bord de la route. A l’intérieur, deux jeunes thaïlandaises dont une qui parle très bien anglais, quel plaisir de pouvoir engager de vrais discussions! Pouvant communiquer facilement elle me propose d’appeler un ami à elle qui à une guest house à Phitsanulok et qui pourra me faire un prix d’ami. Parfait! j’ai un endroit pour dormir ce soir et à bon prix de plus.

Chemin parcouru en deux jours

JOUR 3 : "Ugo modèle peinture et marathonier"

Après avoir dormi dans une chambre miteuse de la gare routière de Phitsanulok (je comprends mieux maintenant d’où vient le prix d’ami) je suis reparti pour une nouvelle journée pleines de nouvelles aventures. Pour commencer je dois sortir de la ville avant même d’essayer de trouver une voiture. Mais la ville est grande, très grande même, ne voulant pas payer un tuk tuk je me met à marcher sur des kilomètres mais le soleil chauffe de plus en plus et la route semble interminable. Heureusement , un étudiant thaï passant en scooter à côté de moi prends pitié (il faut dire que j’avais même pitié de moi même) et me laisse monter à l’arrière. Il a peut être regretté cette décision quand j’y repense, car avec mon lourd backpack à l’arrière je fut obligé de le tenir par la taille pour ne pas basculer en arrière. Il faut dire qu’on devait faire un très beau couple sur le scooter. Une fois les câlins terminés, le garçon me dépose sur le bord de l’autoroute et ma journée de travail peut commencer.

Enfin, c’est un pick up qui s’arrête, j’attendais avec impatience qu’il y en ai un qui s’arrête. Car quand c’est un pick up, vous pouvez monter à l’arrière dans la remorque, c’est autorisé en Thaïlande et admirer les paysages les cheveux dans le vent. C’est vraiment une sensation super à tester au moins une fois dans sa vie. De plus les propriétaires du pick up qui sont deux amis s’arrêtent dans un market pour m’acheter un café et des biscuits, en stop en Thaïlande vous serez mieux servi que dans un bus VIP. Je peux donc déguster mon café sur ma terrasse privée et profiter de la vue.

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Mais ce n’est pas la seule surprise que ces deux copains me réservent… Nous sommes sur le chemin, et d’un coup la voiture frêne fais un demi-tour et s’enfonce dans un petit chemin sur le bord de la route. Je peux vous dire qu’à ce moment la je voyais déjà mon portrait sur les premières pages des journaux français avec pour gros titres: « jeune français retrouvé découpé en morceaux dans une cabane en Thïlande ». Mais plus de peur que de mal, je me retrouve au final dans une magnifique maison de campagne d’un ami à eux. On prend alors l’apéro tous ensemble, et un des conducteurs me demande quelque chose que j’attendais depuis longtemps : si je peux être son modèle pour un portrait au fusin. Enfin quelqu’un qui voit en moi le potentiel d’un vrai mannequin, ce n’est pas trop tôt! Je vous laisse admirer le travail de l’artiste.

Cela restera un des plus beaux cadeau qu’on est pu me faire durant mon voyage et d’ailleurs, le dessin est toujours présent dans mon sac à dos.

Je quitte mes copains pour continuer ma route j’ai encore du chemin à faire.

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Même perdu au beau milieu de la campagne thaï il ne faudra pas longtemps avant qu’une voiture m’embarque. Cette fois-ci ce sont deux jeunes qui ont l’air très pressés. Ce n’est pas pour rien, ils ont rendez vous dans moins d’une heure pour récupérer leur dossards pour un grand marathon organisé par la province, un truc gigantesque. Pas le choix je les accompagne au lieu de rendez vous, et me retrouvant face au stand, je pense: « je ne peux pas passer à côté de cette occasion! ». Alors je demande aux organisateurs si moi aussi je peux courir le marathon qui a lieu demain même si je ne l’ai jamais fait auparavant. J’étais hyper motivé mais voilà ça ne se passe pas toujours comme on veut et les inscriptions étaient déjà fermées, ce n’était plus possible. Les deux marathoniers me raccompagnent dans une guest house à Lomsak. Je m’endors un peu frustré mais quand même heureux de  cette belle journée.

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Chemin parcouru en trois jours

JOUR 4 : "Nouveau membre d'une fraternité thaïlandaise"

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Nous arrivons enfin à ce que je peux sans aucun doute, appeler le jour qui m’a le plus marqué durant cette semaine de stop. Pourtant la journée ne commençait pas forcément bien. La route sur laquelle j’attendais à la sortie de Lomsak était beaucoup moins fréquentée que celles dont j’avais eu affaire auparavant. Je me suis donc retrouvé pendant près d’une heure sans aucune voiture à l’horizon. Mais alors que j’étais en train de désespérer, une voiture me surprend en arrivant derrière moi. C’était deux étudiants qui étant sur la voie inverse m’ont vu et ont décidés de faire un demi tour pour me prendre car l’un deux avait aussi fait du hitchiking en Thaïlande et savait ce que j’endurais. Ces deux-là vont aussi à Khon Kaen qui est ma prochaine destination.

Après quelques heures passées dans la voiture à rigoler et à mettre la musique à fond nous arrivons à destination et au moment de nous quitter, même si nous nous connaissons pas, nous sentons tous les trois comme un peu de chagrin. Alors mes deux amis me disent: « Si tu n’as nulle part ou dormir, tu peux dormir chez nous si tu veux ». C’est tout ce que j’attendais, j’accepte sans même me poser la question. Ce que je ne savais pas avant d’arriver ici c’est que la ville de Khon kaen abrite une des plus grosse université de Thaïlande. Et « leur chez eux » où je suis invité à passer la nuit n’est rien d’autre qu’une fraternité de la faculté de droit. Je vais donc passer la nuit en compagnie d’environ 15 autres étudiants dans une petite maison dans l’enceinte de l’université, géniale! Bon, je suis dans une fraternité, il y a des bars tout autour de nous, je pense que vous pouvez dès à présent deviner comment s’est terminée la soirée… Et je peux vous dire que les Thaïlandais savent faire la fête.

Chemin parcouru en quatre jours.

JOUR 5 : "Un adieu difficile"

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Après un réveil plus que difficile, Few celui que vous voyez sur la photo de gauche, me propose gentiment de m’emmener jusqu’à sa ville d’origine qui est sur mon chemin et qui s’appelle Roi Et. J’étais presque embarrassé, après tout ce qu’il avait déjà fait pour moi, il voulait encore m’aider et sans rien attendre en retour de plus. Je passe mes derniers moments avec Few et quelqu’un de ses amis autour d’un bol de nouille avant qu’il m’emmène jusqu’à une station service pour que je puisse trouver une voiture. Il est temps de faire ses adieux et bien qu’on ait passé que deux journées ensemble, c’est ce genre de rencontre malgré la barrière culturelle ou de la langue qui m’ont tant fait aimer le voyage.

Ayant déjà passé une bonne partie de la journée à Roi Et, j’ai commencé le stop assez tard et n’ayant pas beaucoup de chance, personne ne prend pitié de moi et ne s’arrête. Le soleil commence à descendre de plus en plus et je commence déjà à me demander comment je vais faire si la nuit tombe et que je suis encore ici au milieu de nulle part sur le bord de la nationale… Mais comme tout se finit toujours bien dans ce pays, un jeune en moto s’arrête pour me demander où je vais. Je lui réponds gentiment, mais voyant la taille de sa moto et la taille de mon sac à côté, je ne prends même pas la peine de lui demander si je peux monter avec lui. Mais contrairement à moi, lui ne voyant aucun problème me demande de grimper sur la bécane. Je n’avais plus vraiment le choix, alors j’ai accepté mais l’on pouvait voir sur mon visage qu’à ce moment là je n’étais vraiment pas serein.

auto-stop
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Après avoir survécu de justesse, il est déjà tard et je ne prends pas le risque d’avancer plus. Je reste dormir ici à Yasothon, qui n’était pas mon but de départ mais qui fera très bien l’affaire.

Chemin parcouru en cinq jours.

JOUR 6 : "A la recherche du tatouage magique"

Je pars aujourd’hui pour la dernière ville Thaïlandaise avant de passer la frontière avec le Laos : Ubon Ratchatthani. Je suis pris assez rapidement ce matin-là, j’arrive alors en début d’après midi à Ubon ce qui me laisse tout le reste de l’après midi pour des recherches sur quelque chose qui me tenait à coeur. Trouver un moine pouvant me tatouer au bambou mon deuxième Sak Yant après celui que j’avais déjà fait à Chiang Mai au début de mon trip.

Pour ce tatouage, je voulais absolument qu’il soit fait comme le précédent dans les règles de l’art avec la cérémonie qui va avec, j’y voyais sinon aucun intérêt. Je me suis alors lancé dans un tour de tous les salons de tatouage de la ville, pour demander où est ce que je pourrais trouver un maître Sak Yant. La ville de Ubon n’est pas toute petite et je ne sait pourquoi il y avait pas moins de 10 salons de tattoo à travers toute la ville. A la fin de l’après midi j’avais fait presque tous les salons de la ville et aucun n’avait été capable de me dire où est ce que je pourrais trouver ce que je recherche. J’étais désespéré, mais il me restait encore un salon à aller voir. En arrivant dans ce salon on se croyait dans la planque d’un gang de motards asiatiques, que des gros bras tatoués jusqu’au menton. Le patron me reçoit gentiment, et bonheur, me donne le numéro d’un maître tatoueur capable de me tatouer au bambou près de Ubon. Je suis super content, et ce n’est pas terminé, pour finir cette belle journée, je prends l’apéro avec tous les gars du salon. Tout le monde parlait thaïlandais, je ne comprenait rien mais j’étais content je me sentait comme faisant parti d’un gang de motards.

Si vous passez par Ubon n’hésitez pas à aller voir le salon de tatouage « Tik Tattoo », toute l’équipe est vraiment cool et ils font de très jolis tatouages. J’ai beaucoup aimé la ville de Ubon et l’ambiance qui y règne, les gens y sont très accueillants et l’on s’y sent comme chez soi.

Chemin parcouru en six jours.

JOUR 7 : "La dernière ligne droite"

C’est aujourd’hui la dernière ligne droite, il ne me reste plus qu’à rejoindre la frontière Laotienne et à traverser au point frontière de Chong Mek qui n’est plus très loin de Ubon. Je serais arrivé beaucoup plus rapidement que ce que je pensais, il ne m’aura fallu qu’une semaine pour rejoindre l’autre côté de la Thaïlande.

Je marche avec mon backpack pour sortir de la ville tout en ayant un petit pincement au coueur en me disant que l’aventure se termine aujourd’hui, j’ai presque envie de tout faire pour que personne ne me prenne en stop aujourd’hui, je ne veux plus partir. Peut être me mettre nu sur le bord de la route, mais bon peut être qu’encore plus de voiture s’arrêteraient.

Je me trouve une station service sur le chemin, l’endroit idéal pour trouver une voiture, et je commence à attendre avec mon panneau à la sortie.

 Mais à peine commencé, j’entends des gens crier non loin de là ou je suis. C’est deux petites mamies thaïlandaises vendeuses de fruits ambulantes sur le bord de la route qui me crient de les rejoindre. J’accepte volontiers de les rejoindre, surtout si il y a un ananas à la clefs! Arrivé à leur niveau, elles se mettent toutes les deux à me parler pendant dix minutes dans leur langue comme si je pouvais comprendre. Je comprends juste qu’il faut que je m’assoie au stand, et elles ne m’en laissent pas le choix, j’arrive à comprendre aussi qu’il faut que j’attende qu’un bus passe et elles vont l’appeler pour moi. Je réplique alors en essayant de leur expliquer que je ne veux pas prendre de bus, je les remercie et me lève pour revenir à ma place d’avant, mais impossible elles ne vont pas lâcher l’affaire, je n’est pas l’autorisation de partir. Cela donnera lieu à une situation plutôt comique :  moi prisonnier de deux mamies vendeuses de fruits pensant que je suis fou d’attendre sous le soleil avec mon panneau. Au final elles me laisseront quand même partir avec un pick up s’étant arrêter pour acheter des fruits et qui sera ma dernière mule jusqu’à la frontière.

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Il me dépose en face de la frontière, il ne peut pas aller plus loin, il faut traverser à pieds maintenant. Franchir cette ligne imaginaire est à chaque fois accompagné d’une sensation étrange mais plaisante : les moments de galères s’effacent pour ne laisser place qu’aux bons moments passés dans ce pays. On a un pincement au coeur mais on est quand même heureux, on sait qu’un chapitre se termine , mais c’est pour laisser place à un nouveau qui va surement nous offrir tout autant de belles expériences.

La conclusion de cette semaine :

Pour conclure voici l’itinéraire complet que j’aurais emprunté pour rejoindre le poste frontière de Chong Mek au Laos depuis celui de Mae Sot au Myanmar à l’extrème opposé du pays.

947 km de parcourus avec 9 points d’arrêts principaux en 7 jours. Vous trouvez à droite les villes dans lesquelles je me suis arrêté.

J’ai était très agréablement surpris pas la rapidité de cette traversée et la facilité l’accompagnant, moi qui m’attendais à une aventure impossible. Les thaïlandais sont des gens extraordinaires toujours prêts à vous aider et sans rien attendre en retour. Si il y a un pays par lequel vous devez commencer l’auto-stop pour sa facilité c’est bien la Thaïlande.L’auto-stop restera pour moi un des meilleurs moyen de s’imprégner de la culture locale et surtout de partager réellement avec la population locale sans ce filtre trompeur que peut parfois être l’argent. Vous n’avez pas encore essayé le stop? Je vous encourage vivement à vous lancer!

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