MON HISTOIRE

Qui Suis-Je?

Faisons tout d’abord les présentations : Salut! Je m’appelle Ugo, et au moment où j’écris ces lignes j’ai 19 ans et ça fait déjà 6 mois que je vagabonde en Asie du Sud Est.

Alors comment se fait-il qu’à 19 ans je me ballade sur les routes de l’Asie plutôt que d’avoir mes fesses posées sur les bancs de l’a fac?

A vrai  dire, mes fesses ont bien étés sur les bancs de l’université. Et cela pendant une année, et pas dans la plus simple des universités, l’université de médecine de Bordeaux. Pour faire court cette année là a été une des pires que j’ai eu à vivre me menant aux bords de la dépression. Mais je ne le regrette pas du tout car c’est cette année qui a marqué un tournant dans ma vie.

Je savais que cette vie là ne me convenait pas et ne faisait que me rendre plus malheureux de jour en jour. Alors après le concours de médecine de fin d’année (que je n’ai pas validé, vous vous en doutez), j’ai pris la ferme décision de ne plus remettre un pieds dans cette université. Mais surtout la décision de me lancer dans ce dont j’ai toujours rêvé : partir un an à vadrouiller en Asie, seul en autonomie complète.




Avant le Départ

Comment ai-je financé ce long voyage?

L’avantage de cette année de médecine abordée précédemment fut sa courte durée. En effet, je passais le concours de fin d’année fin Avril, ce qui m’a donné la possibilité de commencer à travailler dès le début du mois de Mai. Commençais alors la hantise de toute personne en recherche d’emploi, le porte à porte, à déposer le plus de CV possible n’étant sur que quelqu’un sera capable de voir le travailleur de génie qui se cache en vous. Résumons alors ce que ces recherches ont pu donner : 

Livreur en scooter : Durant les trois premiers mois suivant la fin des cours, j’ai commencé par le métier cliché de tout étudiant en galère, livreur en scooter pour une grande chaîne de restaurants de sushis. A vrai dire ça n’aura pas été un job épuisant, j’étais payé pour rouler à travers la magnifique ville de Bordeaux sous un beau temps d’été avec pour prime des plateaux de sushis gratuits à chaque fin de service. Mais je quitte ce boulot après trois mois ne pouvant pas avoir de contrat de 35 heures et donc ne gagnant pas assez d’argent par mois. De plus, le patron était bien content de me voir partir s’étant aperçu que je faisais des passages express à la maison ne voulant pas louper mon goûter du 4h. Nous avons tous nos propres faiblesses, non?

Grande distribution : Après une trentaine de CV déposés dans tous les supermarchés de ma ville, j’obtiens un rendez vous dans l’Intermarché de mon quartier. Une fois l’entretien passé, j’étais parti pour deux mois et demi de travail intensif au drive du supermarché. Ce travail-ci fut une autre histoire, mon tempérament de nature lente et aimant prendre mon temps ne pouvant pas coller avec le rythme effréné du drive. Sans compter les plaintes des clients quand je confondais le choux blanc et l’endive. Ce travail m’apporta tout de même de l’expérience et une plus grande rentrée d’argent par mois.

Livreur à vélo : Durant mes temps libres que m’ont laissés mes deux emplois précédents, j’enfilais la casquette d’auto-entrepreneur et travaillais en tant que livreur à domicile en vélo pour Deliveroo ou Ubereat. La livraison à vélo et en scooter ce n’est pas la même histoire, le temps d’été passant d’ami à ennemi. Mais ça m’aura permis de faire rentrer un petit supplément d’argent et de faire travailler les mollets.

Pour finir, je remercie ma famille qui m’a aidé pour les dépenses liées à l’équipement et aux formalités de santé m’ayant permis d’économiser beaucoup d’argent. Parce que les trois injections contre la rage ce n’est pas donné, je vous l’assure!

Comment ai-je surmonter mes peurs?

Bien sûr, l’idée de partir seul à l’autre bout du monde sans repères ni personne sur qui compter à engendrer quelques questions et appréhensions. Durant les mois de préparation j’ai eu à faire face à des remises en questions permanentes, me demandant si j’en étais vraiment capable. Je me suis demandé ce que j’étais en train de faire, peut être valait-il mieux tout arrêter maintenant et se concentrer sur la prochaine année de médecine. Alors quelles ont été mes stratégies pour faire taire cette petite voie au fond de ma tête voulant m’en dissuader et m’empêcher d’accomplir mon rêve :

Faire connaitre mon projet : En parlant de mon projet à tout mon entourage et au plus de gens possible, l’échec de la mise à terme de ce projet décevrait beaucoup de gens et mettrait à nu mon manque de volonté. Et ça s’en était hors de question, je ne pouvais pas accepter de me ridiculiser.

Investir de l’argent : J’ai commencé le plus tôt possible à investir de l’argent dans mon projet de voyage, achetant par exemple le matériel nécessaire. Ayant travaillé dur pour obtenir cette argent je ne me voyait pas le jeter par la fenêtre.

Faire des recherches : Se renseigner sur les différents pays que j’allais visiter, les blogs et les vidéos que j’ai pu trouver m’a permis de me projeter dans le futur et de me rassurer.

Prendre mon billet d’avion : J’ai acheté mon billet d’avion deux mois avant de partir ce qui a fixé une date à mon départ, plus le choix je ne pouvais plus retourner en arrière.

Enfin, il faut savoir que vous aurez toujours des questions, des appréhensions, et des gens qui seront là pour vous dire que ce n’est pas possible. Alors la seule chose à faire est de ne pas trop se poser de questions et de faire le grand saut dans l’inconnu.


Pendant le voyage

Comment a évolué ma vision du voyage?

Comme toute personne n’ayant jamais voyagé pour une longue période auparavant, je m’étais imaginé ce trip comme une expédition en Antarctique parsemé d’embuches insurmontables. J’avais alors planifié un itinéraire que je pensais fixé, j’avais pris dans mon sac à dos presque ma chambre entière et avais déjà passé en revue toutes les pires situations imaginables dans ma tête. On peut dire que je n’avais pas pris le meilleur des départs. Après avoir quitté mes parents à l’aéroport, je me retrouvai assi dans l’avion seul, une larme à l’oeil, ému et terrifié dans le même temps. Cette avion me menait tout droit à Katmandou, la capitale du Népal qui était ma première destination. Dès le premier pied posé sur le sol népalais à la sortie de l’avion, une situation me paraissant insurmontable se présenta à moi : remplir ma demande de visa en anglais. Etant un bon français comme il se doit, mon niveau d’anglais été terrifiant. Je me rappelle au final avoir pris plus de deux heures pour enfin réussir ma demande. Cet événement est plutôt marquant du changement de ma façon d’aborder le voyage. Une situation qui me paraissait être la fin du monde au début de mon voyage ne me ferais qu’esquisser un sourire maintenant.

Il n’y a enfaite pas que mon niveau d’anglais et mon horrible accent français qui ont évolué durant ce voyage. Ma façon de voyager elle aussi a changé du tout au tout. Au départ j’étais effrayé par le vide et j’avais le besoin de planifier toutes mes journées et mes itinéraires pour être sur de ne pas louper les sites touristiques qu’il faut voir dans chaque lieu. Je me suis rapidement aperçu que cela ne me convenait pas et que j’avais l’impression d’être retourné à mon train train quotidien que je souhaitais laisser en France. Alors, j’ai tout envoyé balader: mon guide du routard, mes plannings et mes itinéraires, et toutes mes applications mobile de booking. J’ai commencé à vivre au jour le jour et à me laisser porter par mes rencontres. En arrivant dans un pays je n’ai aucun itinéraire, aucune réservation et même pas de durée précise. Des fois je doit l’avouer je ne connais même pas le nom de la capitale de ce pays. Alors, avec tout ça j’ai commencé à vraiment sortir de ma zone de confort, ne plus privilégier les lieux mais plutôt les personnes. Je découvris ce que signifie vraiment le voyage.

Qu’est ce que m’a apporté le voyage?

Apprendre à aimer mon prochain

Je ne vais pas vous mentir, avant de partir pour ce voyage on ne peut pas dire que j’étais ni le plus extraverti du groupe, ni le plus sociable. J’étais quelqu’un de plutôt renfermé, aimant être seul et souriant aussi souvent qu’un cochon vole. On peut dire qu’à première vue les gens me rencontrant pour la première fois n’avaient pas vraiment envie de venir m’aborder, et je les comprends. J’en suis alors venu à détester les autres, toute personne autre que moi. Je ne faisais que projeter la haine que j’avais envers moi-même sur les autres. Comment être heureux avec une telle mentalité? Et bien, je ne l’étais pas. Mais quelque chose dont j’ai pris conscience grâce à ce voyage a changé ma vie : Ne plus attendre que les autres changent, mais commencer par changer moi-même. Alors j’ai commencé par sourire aux plus de personnes que je pouvais durant la journée (n’étant pas habitué, mes premiers sourires faisaient surtout peur aux gens). Je disais « bonjour » à toutes les personnes que je croisais, je me suis ouvert, et j’ai fais le premier pas vers les gens. Alors tout a radicalement changé, je faisais chaque jour des rencontres plus extraordinaires que les jours précédents, et au lieu de les rejeter je commençais à attirer les autres à moi. Petite mention aux enfants que j’ai appris à ne plus voir seulement comme une horreur dans les transports, mais de petits êtres innocents pleins d’amour et qui ont tant à nous apprendre.

Vivre le moment présent

Tout aussi important je me suis aperçu que je ne vivais que très rarement dans le moment présent. Dans notre quotidien, il y a beaucoup d’actions que nous faisons maintenant comme des robots sans même nous en rendre compte. Nous nous levons le matin, nous prenons un petit déjeuner, une douche et nous partons au travail en prenant les transports. Et pendant que nous faisons tous ça nous sommes perdus dans nos pensées à ressasser le passé ou voulant anticiper le futur. C’est de là pour ma part d’où venait une grande partie de mes souffrances et de mon mal être. Je n’étais jamais vraiment présent ni maître de moi-même. Mais voyager seul t’apprends à te connaître toi même, à être reconnaissant pour chaque nouvelle journée et à profiter de chaque moment de cette nouvelle journée. Surtout dans les modes de transports lents comme l’autostop ou le vélo où tu ne penses plus seulement au point d’arriver mais à tout ce que peut t’offrir le trajet pour y arriver.


Ne plus me plaindre

Cela peut paraître cliché de dire ça, mais en voyant la vie que devait vivre les habitants de pays en voie de développement, vous prenez rapidement conscience de la futilité de vos problèmes chez vous. Alors quand je devais faire face à une malencontreuse situation durant mon trip, je me disais que des gens ici devaient avoir des problèmes surement plus gros que les miens. Et puis à quoi ça sert de se plaindre pendant une semaine quand par exemple, vous vous faites voler votre portable dans un bus en Birmanie ( histoire vraie ), cela vous ramènera-t-il votre portable? Il est fort probable que non, alors on se met en position foetale au fond du bus et on pleure en silence. De toute façon personne n’aime les gens qui se plaignent à longueur de journée, et pour ça nous sommes les champions du monde en France.

Le regard des autres n'est plus une peur mais un moteur

Je gardais le meilleur pour la fin. Ce qui a surement eu le plus gros des impacts dans mon voyage, est le moment où j’ai pu arrêter de preter attention à ma peur maladive du regard des autres. Sans cette peur vous devenez inarrêtable, faites des choses dont vous ne pensiez jamais être capable car trop peur de ce que pourrais penser les autres. Bon, il faut quand même être capable de se fixer des limites ou vous pourrez peut être finir comme  moi avec une horrible couleur de cheveux café faites par un coiffeur de rue en Birmanie…


Pourquoi ce blog?

Je ne peux pas garder cela pour moi :

Après avoir vu à quel point le voyage a pu changer ma vie, je ne pouvais pas garder ça pour moi tout seul. De plus je suis persuadé de ne pas être le seul à avoir vécu cette situation avant mon voyage, subissant ma vie plutôt que de la vivre tout en étant mal dans sa peau. Je pensais que cela était inévitable, que je ne pouvais rien y changer et qu'il fallait m'y résoudre. Je ne veux pas que vous pensiez la même chose car c'est un mensonge. Alors j'espère pouvoir vous le démontrer à travers ce blog et mon histoire.

Vous faire découvrir une autre façon de voyager :

J'aimerais aussi promouvoir une façon de voyager qui me tient à coeur, mettant en avant les rencontres et l'immersion totale dans la vie locale plus que les lieux "à voir". Ainsi que des challenges tout au long du voyage avec soi-même ou avec les autres ( pour ma part j'ai choisi un moyen de transport différent pour parcourir chaque pays que je visite ) pour sortir le plus possible de sa zone de confort. Et tirer un maximum de bénéfices de son voyage.

Communiquer, partager :

Alors si jamais vous avez des questions, besoin de conseils, ou juste l'envie de parler de quelque chose en particulier, n'hésitez pas à me contacter et je me ferais un plaisir de vous répondre ( par pigeon voyageur si je n'ai pas de wifi ). Vous pouvez me contacter en laissant un commentaire juste dessous, par mail dans la rubrique contact ou encore sur mes réseaux sociaux. Si cette histoire vous a encouragé à faire le grand saut, et à partir vers l'inconnu pour l'expérience d'une vie, alors ma mission est accomplie.

Qui Suis-Je?

Faisons tout d’abord les présentations : Salut! Je m’appelle Ugo, et au moment où j’écris ces lignes j’ai 19 ans et ça fait déjà 6 mois que je vagabonde en Asie du Sud Est.

Alors comment se fait-il qu’à 19 ans je me ballade sur les routes de l’Asie plutôt que d’avoir mes fesses posées sur les bancs de l’a fac?

A vrai  dire, mes fesses ont bien étés sur les bancs de l’université. Et cela pendant une année, et pas dans la plus simple des universités, l’université de médecine de Bordeaux. Pour faire court cette année là a été une des pires que j’ai eu à vivre me menant aux bords de la dépression. Mais je ne le regrette pas du tout car c’est cette année qui a marqué un tournant dans ma vie.

Je savais que cette vie là ne me convenait pas et ne faisait que me rendre plus malheureux de jour en jour. Alors après le concours de médecine de fin d’année (que je n’ai pas validé, vous vous en doutez), j’ai pris la ferme décision de ne plus remettre un pieds dans cette université. Mais surtout la décision de me lancer dans ce dont j’ai toujours rêvé : partir un an à vadrouiller en Asie, seul en autonomie complète.




Avant le Départ

Comment ai-je financé ce long voyage?

L’avantage de cette année de médecine abordée précédemment fut sa courte durée. En effet, je passais le concours de fin d’année fin Avril, ce qui m’a donné la possibilité de commencer à travailler dès le début du mois de Mai. Commençais alors la hantise de toute personne en recherche d’emploi, le porte à porte, à déposer le plus de CV possible n’étant sur que quelqu’un sera capable de voir le travailleur de génie qui se cache en vous. Résumons alors ce que ces recherches ont pu donner : 

Livreur en scooter : Durant les trois premiers mois suivant la fin des cours, j’ai commencé par le métier cliché de tout étudiant en galère, livreur en scooter pour une grande chaîne de restaurants de sushis. A vrai dire ça n’aura pas été un job épuisant, j’étais payé pour rouler à travers la magnifique ville de Bordeaux sous un beau temps d’été avec pour prime des plateaux de sushis gratuits à chaque fin de service. Mais je quitte ce boulot après trois mois ne pouvant pas avoir de contrat de 35 heures et donc ne gagnant pas assez d’argent par mois. De plus, le patron était bien content de me voir partir s’étant aperçu que je faisais des passages express à la maison ne voulant pas louper mon goûter du 4h. Nous avons tous nos propres faiblesses, non?

Grande distribution : Après une trentaine de CV déposés dans tous les supermarchés de ma ville, j’obtiens un rendez vous dans l’Intermarché de mon quartier. Une fois l’entretien passé, j’étais parti pour deux mois et demi de travail intensif au drive du supermarché. Ce travail-ci fut une autre histoire, mon tempérament de nature lente et aimant prendre mon temps ne pouvant pas coller avec le rythme effréné du drive. Sans compter les plaintes des clients quand je confondais le choux blanc et l’endive. Ce travail m’apporta tout de même de l’expérience et une plus grande rentrée d’argent par mois.

Livreur à vélo : Durant mes temps libres que m’ont laissés mes deux emplois précédents, j’enfilais la casquette d’auto-entrepreneur et travaillais en tant que livreur à domicile en vélo pour Deliveroo ou Ubereat. La livraison à vélo et en scooter ce n’est pas la même histoire, le temps d’été passant d’ami à ennemi. Mais ça m’aura permis de faire rentrer un petit supplément d’argent et de faire travailler les mollets.

Pour finir, je remercie ma famille qui m’a aidé pour les dépenses liées à l’équipement et aux formalités de santé m’ayant permis d’économiser beaucoup d’argent. Parce que les trois injections contre la rage ce n’est pas donné, je vous l’assure!

Comment ai-je surmonter mes peurs?

Bien sûr, l’idée de partir seul à l’autre bout du monde sans repères ni personne sur qui compter à engendrer quelques questions et appréhensions. Durant les mois de préparation j’ai eu à faire face à des remises en questions permanentes, me demandant si j’en étais vraiment capable. Je me suis demandé ce que j’étais en train de faire, peut être valait-il mieux tout arrêter maintenant et se concentrer sur la prochaine année de médecine. Alors quelles ont été mes stratégies pour faire taire cette petite voie au fond de ma tête voulant m’en dissuader et m’empêcher d’accomplir mon rêve :

Faire connaitre mon projet : En parlant de mon projet à tout mon entourage et au plus de gens possible, l’échec de la mise à terme de ce projet décevrait beaucoup de gens et mettrait à nu mon manque de volonté. Et ça s’en était hors de question, je ne pouvais pas accepter de me ridiculiser.

Investir de l’argent : J’ai commencé le plus tôt possible à investir de l’argent dans mon projet de voyage, achetant par exemple le matériel nécessaire. Ayant travaillé dur pour obtenir cette argent je ne me voyait pas le jeter par la fenêtre.

Faire des recherches : Se renseigner sur les différents pays que j’allais visiter, les blogs et les vidéos que j’ai pu trouver m’a permis de me projeter dans le futur et de me rassurer.

Prendre mon billet d’avion : J’ai acheté mon billet d’avion deux mois avant de partir ce qui a fixé une date à mon départ, plus le choix je ne pouvais plus retourner en arrière.

Enfin, il faut savoir que vous aurez toujours des questions, des appréhensions, et des gens qui seront là pour vous dire que ce n’est pas possible. Alors la seule chose à faire est de ne pas trop se poser de questions et de faire le grand saut dans l’inconnu.


Pendant le voyage

Comment a évolué ma vision du voyage?

Comme toute personne n’ayant jamais voyagé pour une longue période auparavant, je m’étais imaginé ce trip comme une expédition en Antarctique parsemé d’embuches insurmontables. J’avais alors planifié un itinéraire que je pensais fixé, j’avais pris dans mon sac à dos presque ma chambre entière et avais déjà passé en revue toutes les pires situations imaginables dans ma tête. On peut dire que je n’avais pas pris le meilleur des départs. Après avoir quitté mes parents à l’aéroport, je me retrouvai assi dans l’avion seul, une larme à l’oeil, ému et terrifié dans le même temps. Cette avion me menait tout droit à Katmandou, la capitale du Népal qui était ma première destination. Dès le premier pied posé sur le sol népalais à la sortie de l’avion, une situation me paraissant insurmontable se présenta à moi : remplir ma demande de visa en anglais. Etant un bon français comme il se doit, mon niveau d’anglais été terrifiant. Je me rappelle au final avoir pris plus de deux heures pour enfin réussir ma demande. Cet événement est plutôt marquant du changement de ma façon d’aborder le voyage. Une situation qui me paraissait être la fin du monde au début de mon voyage ne me ferais qu’esquisser un sourire maintenant.

Il n’y a enfaite pas que mon niveau d’anglais et mon horrible accent français qui ont évolué durant ce voyage. Ma façon de voyager elle aussi a changé du tout au tout. Au départ j’étais effrayé par le vide et j’avais le besoin de planifier toutes mes journées et mes itinéraires pour être sur de ne pas louper les sites touristiques qu’il faut voir dans chaque lieu. Je me suis rapidement aperçu que cela ne me convenait pas et que j’avais l’impression d’être retourné à mon train train quotidien que je souhaitais laisser en France. Alors, j’ai tout envoyé balader: mon guide du routard, mes plannings et mes itinéraires, et toutes mes applications mobile de booking. J’ai commencé à vivre au jour le jour et à me laisser porter par mes rencontres. En arrivant dans un pays je n’ai aucun itinéraire, aucune réservation et même pas de durée précise. Des fois je doit l’avouer je ne connais même pas le nom de la capitale de ce pays. Alors, avec tout ça j’ai commencé à vraiment sortir de ma zone de confort, ne plus privilégier les lieux mais plutôt les personnes. Je découvris ce que signifie vraiment le voyage.

Qu’est ce que m’a apporté le voyage?

Apprendre à aimer mon prochain

Je ne vais pas vous mentir, avant de partir pour ce voyage on ne peut pas dire que j’étais ni le plus extraverti du groupe, ni le plus sociable. J’étais quelqu’un de plutôt renfermé, aimant être seul et souriant aussi souvent qu’un cochon vole. On peut dire qu’à première vue les gens me rencontrant pour la première fois n’avaient pas vraiment envie de venir m’aborder, et je les comprends. J’en suis alors venu à détester les autres, toute personne autre que moi. Je ne faisais que projeter la haine que j’avais envers moi-même sur les autres. Comment être heureux avec une telle mentalité? Et bien, je ne l’étais pas. Mais quelque chose dont j’ai pris conscience grâce à ce voyage a changé ma vie : Ne plus attendre que les autres changent, mais commencer par changer moi-même. Alors j’ai commencé par sourire aux plus de personnes que je pouvais durant la journée (n’étant pas habitué, mes premiers sourires faisaient surtout peur aux gens). Je disais « bonjour » à toutes les personnes que je croisais, je me suis ouvert, et j’ai fais le premier pas vers les gens. Alors tout a radicalement changé, je faisais chaque jour des rencontres plus extraordinaires que les jours précédents, et au lieu de les rejeter je commençais à attirer les autres à moi. Petite mention aux enfants que j’ai appris à ne plus voir seulement comme une horreur dans les transports, mais de petits êtres innocents pleins d’amour et qui ont tant à nous apprendre.

Vivre le moment présent

Tout aussi important je me suis aperçu que je ne vivais que très rarement dans le moment présent. Dans notre quotidien, il y a beaucoup d’actions que nous faisons maintenant comme des robots sans même nous en rendre compte. Nous nous levons le matin, nous prenons un petit déjeuner, une douche et nous partons au travail en prenant les transports. Et pendant que nous faisons tous ça nous sommes perdus dans nos pensées à ressasser le passé ou voulant anticiper le futur. C’est de là pour ma part d’où venait une grande partie de mes souffrances et de mon mal être. Je n’étais jamais vraiment présent ni maître de moi-même. Mais voyager seul t’apprends à te connaître toi même, à être reconnaissant pour chaque nouvelle journée et à profiter de chaque moment de cette nouvelle journée. Surtout dans les modes de transports lents comme l’autostop ou le vélo où tu ne penses plus seulement au point d’arriver mais à tout ce que peut t’offrir le trajet pour y arriver.


Ne plus me plaindre

Cela peut paraître cliché de dire ça, mais en voyant la vie que devait vivre les habitants de pays en voie de développement, vous prenez rapidement conscience de la futilité de vos problèmes chez vous. Alors quand je devais faire face à une malencontreuse situation durant mon trip, je me disais que des gens ici devaient avoir des problèmes surement plus gros que les miens. Et puis à quoi ça sert de se plaindre pendant une semaine quand par exemple, vous vous faites voler votre portable dans un bus en Birmanie ( histoire vraie ), cela vous ramènera-t-il votre portable? Il est fort probable que non, alors on se met en position foetale au fond du bus et on pleure en silence. De toute façon personne n’aime les gens qui se plaignent à longueur de journée, et pour ça nous sommes les champions du monde en France.

Le regard des autres n'est plus une peur mais un moteur

Je gardais le meilleur pour la fin. Ce qui a surement eu le plus gros des impacts dans mon voyage, est le moment où j’ai pu arrêter de preter attention à ma peur maladive du regard des autres. Sans cette peur vous devenez inarrêtable, faites des choses dont vous ne pensiez jamais être capable car trop peur de ce que pourrais penser les autres. Bon, il faut quand même être capable de se fixer des limites ou vous pourrez peut être finir comme  moi avec une horrible couleur de cheveux café faites par un coiffeur de rue en Birmanie…


Pourquoi ce blog?

Je ne peux pas garder cela pour moi :

Après avoir vu à quel point le voyage a pu changer ma vie, je ne pouvais pas garder ça pour moi tout seul. De plus je suis persuadé de ne pas être le seul à avoir vécu cette situation avant mon voyage, subissant ma vie plutôt que de la vivre tout en étant mal dans sa peau. Je pensais que cela était inévitable, que je ne pouvais rien y changer et qu'il fallait m'y résoudre. Je ne veux pas que vous pensiez la même chose car c'est un mensonge. Alors j'espère pouvoir vous le démontrer à travers ce blog et mon histoire.

Vous faire découvrir une autre façon de voyager :

J'aimerais aussi promouvoir une façon de voyager qui me tient à coeur, mettant en avant les rencontres et l'immersion totale dans la vie locale plus que les lieux "à voir". Ainsi que des challenges tout au long du voyage avec soi-même ou avec les autres ( pour ma part j'ai choisi un moyen de transport différent pour parcourir chaque pays que je visite ) pour sortir le plus possible de sa zone de confort. Et tirer un maximum de bénéfices de son voyage.

Communiquer, partager :

Alors si jamais vous avez des questions, besoin de conseils, ou juste l'envie de parler de quelque chose en particulier, n'hésitez pas à me contacter et je me ferais un plaisir de vous répondre ( par pigeon voyageur si je n'ai pas de wifi ). Vous pouvez me contacter en laissant un commentaire juste dessous, par mail dans la rubrique contact ou encore sur mes réseaux sociaux. Si cette histoire vous a encouragé à faire le grand saut, et à partir vers l'inconnu pour l'expérience d'une vie, alors ma mission est accomplie.

2 réflexions sur “A propos”

  1. Enfin un blog sur le voyage tourné vers la rencontre avec les locaux. Merveilleuse expérience, et les textes sont vraiment délicieux à lire, j’ai pour ma part bien rigoler. J’attends la suite avec impatience!!!!

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